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Moreno Ensemble project

Moreno Bernardi

Barcelona - Spain

mepjct@hotmail.com  

 

moreno bernardi & masato matsuura

 

MORENO BERNARDI MASATO MATSUURA

 

ひと le projet - HITOTSU

 

 

· chorégraphie Moreno Bernardi

· composition et danse Moreno Bernardi et Masato Matsuura

· assistance Michéle Swennen 

· musique Benet Casablancas

· scénographie Kotaro Hatch

· production exécutif ETERI

 

▪ Moreno Bernardi et Masato Matsuura travaillent ensemble pour composer et danser un duo, HITOTSU, chorégraphié par Moreno Bernardi, (assisté par Michèle Swennen). Les deux artistes donnent vie à une rencontre située entre l’art de la danse de Moreno Bernardi et l’art du mouvement de Masato Matsuura. La pièce se formalise par la rencontre des deux artistes: ils désirent partager la même vision scénique de l’art, là où le corps-graphique manifeste les différences visibles et où le corps des deux artistes concrétise le même espace, le même temps, une forme chorégraphique commune par rapport à l’étique, la matière et la poésie, un dia-logue entre Bernardi et Matsuura. Un dialogue qui naît de l’estime réciproque: Moreno Bernardi “j’aime travailler avec Masato, j’estime son élégance scénique et la manifestation harmonieuse de ses mouvements. Il unit la force et la sérénité en même temps, il s’agit d’un mouvement fluide, disponible et clair”, Masato Matsuura “j’aime le travail de Moreno, c’est propre, esthétique et spirituel, Moreno est un très bon danseur et un vrai chercheur”. Le point de départ de la proposition scénique: les deux artistes dansent ensemble sur la scène, dans le même espace, la danse et le geste composent un dialogue formel par une écriture physique, abstraite de deux corps : on reçoit/perçoit le geste pour ce qu’il est et le mouvement pour ce qu’il « dit »...Ce n’est pas la rencontre de deux artistes qui se manifeste, mais bien le « chemin », la voie qui permet la rencontre même…Une expectative: une foi?, un rêve?, de la contemplation? ou une simple question… “…Je pense le mouvement comme si la pensée était du mouvement même. Le mouvement existe lorsque je pense l’état de celui-ci et c’est pour ça qu’il peut déterminer un foyer poétique du temps. Bouger comme un synonyme d’être vivant, ici et maintenant dans ce passage du temps sonore, là où l’écho du moment présent résonne de sa propre nature apparente. Moi, j’existe par les formes tracées, et parce que je suis passé par là, et que j’ai déplacé, j’ai bougé quelque chose ou quelque chose m’a bougé moi-même…” [MB]. 

 

HITOTSU

 Le point de départ du vocabulaire du mouvement sont  les 6 éléments : terre, eau, feu, air, vide, voix et les quatre saisons printemps, été, automne, hiver ;  avec 2 mots : « soleil/feu » [le caractère HI] et « les humains » [le caractère HITO] ; une pensé : l’union. Le contenu de la recherche du mouvement pour la chorégraphie de HITOTSU est le concept « un = origine »  c'est-à-dire ce qu’on ne peut ni dévider, ni séparer, c’est l’élément pour composer le pluriel. Ce n’est pas un  duo mais un point de vue philosophique : c’est un '1', c’est à dire danser le même. Ce qui change c’est la biographie, la culture géographique mais pas la culture de la vie, ca c’est ‘1’, la voie,  la sensibilité qui change peut-être mais pas la possibilité, c’est la décision n.1 de la vie et le reste ce sont des variations de ce HITOTSU, la décision par laquelle on commence la vie, la décision active, l’union et pas la fusion, parce que personne disparait, nous sommes une partie de HITOTSU et donc chacun de nous est HITOTSU 'Waga ken ha tenchi to hitotsu' (mon sabre s'unit avec le ciel et ta terre].

 

Moreno Bernardi est assisté par la pédagogue et chorégraphe Michèle Swennen, experte de la technique Limon, de la rythmique Jaques-Dalcroze et de la composition, elle est, parmi d’autres une des pionnière de la danse moderne en Belgique.

 

La musique de HITOTSU est  une composition de Benet Casablancas  compositeur et musicologue .

 

La scénographie est une collaboration avec le calligraphe Kotaro Hatch : des tableaux projetés de l’artiste japonais et de grands tissus chargés d’écritures. 


 

▪ Moreno Bernardi et la danse :

 

… « J'aime la description pure du mouvement, exact, sans intromissions du “moi”, de ce qui se passe en dehors de l’auteur; la pleine attention aux formes qui nous entourent. Le mouvement-manifestation de l’instant, représentatif du réel, de ce qui arrive, de ce qui est sur le point de se passer et de ce qui va très certainement se dérouler : le mouvement de « l’un » qui se rattache à celui de « l’autre », manifestation « d’une forme » qui dialogue avec une « autre ». Le mouvement qui te met en contact avec lui, attire à lui, t’introduit à lui. Le mouvement qui n’explique pas la danse, mais qui choisit de la montrer. Chaque mouvement est poétique, chaque forme mérite d’être figée dans la mémoire collective. Le mouvement comme « voie » de la perception. Celui qui réveille les sens, l’attention, le naturel, l’authenticité. J'aime que les mouvements, en tant que tels, soient transmetteurs de l’essence dynamique des formes de la danse. La recherche du mouvement qui émeut, par sa nature même, ses rencontres, ses changements rythmiques et toutes les transformations et les relations dans l’espace et le temps. Le mouvement qui se laisse écouter. Je tente d’illustrer le mouvement avec l’intention de transmettre la profonde rencontre entre celui-ci et le temps. Le mouvement est obligé d’attendre le moment de la lecture et de l’interprétation, et demande à être observé. Il est possible que cela ait l’air d’un défi dans lequel on demande au mouvement de nous interpeller au plus profond de notre perception, mais je suis persuadé que la seule chose qui nous émeuve face à un mouvement de danse est le fait d’essayer de résoudre son mystère, en sachant bien que nous n’y arriverons pas...et…pour comprendre un mouvement, il faut être mouvement...lorsque je danse, je tente de dévoiler tout ce que j'ai pu comprendre au moment où je rencontre chaque mouvement et chaque variation. Les mouvements des danses expriment l’habilité humaine pour capter les relations entre les choses. C’est le mouvement qui « est », et quand il « est », il établit clairement une relation entre deux pôles, même si ceux-ci peuvent être contraires. Le mouvement représente par la danse une pensée humaine, alors qu’il est le simple reflet de quelque chose auquel on a assisté. »…

 

Masato Matsuura et l’art martial

 

… « Je pense toujours réaliser une méthode d'art martial qui représenterait la culture japonaise même, celle qui fermentait et se raffinait au terminus de la route de la soie. J'y vois pleins d'ancêtres, issus de la civilisation de Sumer, de l'ancienne Egypte, et de l'hellénisme, et aussi, plus proches l'art de l'Inde et de la Chine. Au Japon, traditionnellement on transmet l'art par les formes : on répète exclusivement les formes. J'ai été moi aussi éduqué comme ça. Malgré le fait que notre culture soit exceptionnelle, les formes devraient être un simple moyen, mais aujourd'hui au Japon, elles ne sont plus qu'un but. J'ai choisi de travailler en Europe pour réaliser une méthode afin que tout le monde arrive à la Voie, je voulais aussi prendre un peu de distance avec la "tradition" ! Personnellement, c'est un sacré voyage de remonter la route pour arriver à la source. Je voulais également collaborer avec des esprits libres. Oui, évidemment l'Aiki, cette méthode énergétique, peut nous amener au delà des formes mais d'abord ... il faut bien les construire !



 

 Moreno Bernardi BIO

 

 Masato Matsuura BIO

 

Né en 1965 à Takarazuka au Japon, Masato Matsuura se forme au théâtre Nô auprès de Maître Tetsunojyo Kanze VIII, dont il a été Uchi Deshi (disciple direct). Il participe à de nombreuses représentations dans différents théâtres au Japon (National Noh Theatre,...), et notamment à des spectacles dirigés par Hideo Kanze. A partir de 1992, il étudie le théâtre contemporain pour diversifier ses techniques de scène, ainsi que le théâtre classique japonais, ce qui l’amène à participer à diverses productions au Japon. Parallèlement, il se forme au Karaté du style Kyokushin, puis dans une école de sabre au style Hokushin Ito Ryû, au Kenjutsu et au Kendo moderne (Gendaï-Kendo). Mais l'agressivité des techniques l'amène à chercher une autre voie pour travailler sans s'abîmer le corps. Il se forme alors au sabre à l’école Niten de Tokyo, à l’Aiki jyujitsu avec Maître Daitoryu Yoshimaru Keisetsu (Tokyo) et au Tai-chi. La double approche du théâtre et des arts martiaux lui permet de réfléchir à l’essence du mouvement et à une expression corporelle fondée sur une conscience en profondeur de la fluidité et de la construction du corps, qui sont le fondement des théâtres traditionnels japonais, réalisant l’union des arts du chant et des armes, du texte et de la danse. Installé à Paris depuis 2006, Masato Matsuura partage actuellement son activité entre l’enseignement et la scène. Il a fondé à Paris l'école Sayu et le dojo des Deux Spirales. Il donne régulièrement des cours et stages à Bruxelles et à Caen notamment, ainsi que des master classes en France, Belgique, Bosnie et au Japon. Il a aidé divers artistes (musiciens, danseurs, comédiens,...) à améliorer leur pratique corporelle grâce à son travail sur l'essence du mouvement. Du côté des planches et de la caméra, il a participé au tournage du film I, Samourai, produit pour la BBC par Patrick Dickinson. Son spectacle Kakushidanuki / Le Blaireau caché, avec la Compagnie des Lucioles (Compiègne) a reçu le prix Uchimura de l'Institut International du Théâtre de l'UNESCO. En 2005-2006, toujours avec la Compagnie des Lucioles, il a mis en scène le spectacle Camelia / Tsubaki, d'après une nouvelle d'Aki Shimazaki.

Depuis 2006, il participe avec l'ensemble de musique baroque Ausonia à une tournée de concerts-spectacles (danse de Nô) autour des sonates du Rosaire de H. Biber, en France, Belgique, Italie, Hollande. En 2008, il réalise la chorégraphie du nouveau spectacle de la Compagnie des Lucioles Molière et son dernier sursaut. Il met aussi en scèneAntigone de Sophocle, une production de La Bellone (Bruxelles). Sa réflexion sur le rayonnement de la culture hellénistique jusqu'en extrême-Orient l'a amené à s'inspirer des codes du Nô pour construire la chorégraphie et le jeu de masques de ce spectacle. En 2009, il joue le rôle du Japonais (texte et mouvement) dans Hiroshima Mon Amour basé sur le texte de Marguerite Duras et mis en scène par Ophélia Téillaud. Il s'est produit à la Maison de la culture du Japon à Paris, au Festival d'Avignon, au Festival d'Ambronay, au Festival baroque de Pontoise, au Festival de Lanvellec, au Festival Wunderkammer 2008 (Trieste), aux Concerts parisiens/Philippe Maillard, à la Maison de la Bellone (Bruxelles); en France, Bosnie, Italie, Hollande, Belgique, Japon.

 

 Michèle Swennen BIO

 

Danseuse, chorégraphe et pédagogue, elle est formée en danse classique, contemporaine, rythmique Jaques-Dalcroze, release, théâtre, expression corporelle ... Elle enseigne la danse à travers l'Europe. De 1985 à 1990, elle dirige la compagnie Flagrant Délit avec laquelle elle produit plusieurs chorégraphies. Michou Swennen enseigne en Belgique à l'ESAC, Terpsichore, Arabesque, Balletomania, Institut Jaques-Dalcroze, Espace Catastrophe, SIB (école de Ballet d'Anvers) ainsi qu'aux Pays-Bas à l'Academie de Danse de Tilburg et en Thailande à L'Université de Bangkok. Elle assure le training de plusieurs compagnies en Europe: Angelin Preljocaj (Fr), Charleroi-Danses (B), La C°Thor Thierry Smits (B) Statt theater Frieburg (D) , CAD- Séville (Es), CCN-Grenoble Jean- Claude Gallotta (FR), IT-Dansa Barcelone (Es), Rosas (B). Elle enseigne également la méthodologie et la pédagogie de la danse contemporaine à HID (Haute école de Danse de La Communauté Flamande) ainsi qu'au Conservatoire Supérieur de Danse de L'Institut Del Teatre à Barcelone (Es).

 

 

▪ Benet Casablancas BIO

 

Benet Casablancas a étudié à Barcelone et à l'Académie de musique de Vienne avec Friedrich Cerha et Karl Heinz Füssl,. Il est diplômé en philosophie de l’ Universidad Autonoma de Barcelona (1982). Il a également un doctorat en musicologie. Sa musique, ancrée dans la grande tradition moderniste, est remarquable par sa grande individualité, la complexité structurelle et la richesse extraordinaire de détail de texture. Enraciné dans les techniques formelles du sérialisme, dans les années 1990, il est devenu plus soucieux de l'harmonie et de la texture. Son œuvre couvre des genres  et des formats les plus divers. Il est de plus en plus attiré vers le domaine orchestral. Les critiques ont souligné sa maitrise à équilibrer la rigueur de construction et la force expressive, le caractère dramatique et le registre fantaisiste. Il développe un discours dans lequel coexiste une langue lumineuse progressivement harmonique, un esprit rythmique la différenciation de timbre et de la virtousité  instrumentale. Il a reçu de nombreux prix: Premio Nacional Disco Ministerio de Cultura de España, Premio Nacional de Música de la Generalitat de Catalunya, Premio Ciudad de Barcelona, ​​prix du compositeur Amsterdam Arena (Gaudeamus), Musiciens de l'Accord de New York, Premios Ferran Sors, Oscar Esplá, les Jeunesses Musicales, etc.… En 2002, il est nommé directeur académique du Conservatoire Supérieur de Musique du « Liceu » de Barcelone. Sa musique a été présentée aux festivals internationaux les plus importants: Holland Festival d'Amsterdam, Musica à Strasbourg, ISCM World Music Days Vilnius, Biennales de Düsseldorf et à Zagreb, Spanien moderne Wien, Théâtre Miller de New York, A tempo Caracas, Weimar, Bruxelles, Anvers, Londres Barbican Hall, Paris, Lausanne, Saint-Pétersbourg, Warzawa, Montréal, Munich, Vancouver, Bolonia, Buenos Aires, Mexico, Stockholm, Malmö, Lima, Rotterdam, Tokyo, Francfort, Napoles, Graz, etc. ses commissions récentes incluent: Miller Theater New York, le Royal Liverpool Philharmonic Orchestra, l'Ensemble Cantus la Croatie (Zagreb Biennale), Ensemble 88 Maastricht, Barcelone OSV Symphony Orchestra, Tokyo Sinfonietta et Gran Teatre del Liceu à Barcelone.

 

▪ Kotaro Hatch BIO

 

Il vit à New York et Sapporo.

Kotaro "Hatch" Hachinohe est né en 1977 à Sapporo, la capitale de l'île septentrionale du Japon. À l'âge de six ans Hactch a eu une rencontre fatidique avec le monde de la calligraphie japonaise. Il a été attiré par les lignes simples qui transmettaient des messages puissants.  A dix-neuf ans, il s'installe à Kyoto, la capitale de l'art traditionnel japonais, et il étudie l'histoire de l'art à l'Université de Kyoto of Art and Design où il a reçu le Master of Arts en 2004. Bien qu'il ait étudié le style traditionnel et la méthode de la calligraphie, l'artiste a fait des expériences avec sa calligraphie dans de nombreuses formes et il a développé un style personnel et distinctif. Hactch se concentre sur les lignes et les points d'un caractère kanji et les souligne dans une expression artistique, il cultive une forme d'art calligraphique qui transcende les frontières du temps et la langue. Les mots de Hatch sont à  appréciés visuellement et également perçus avec d'autres sens. Il dessine actuellement entre les États-Unis et  le Japon.

 

 


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